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Pourquoi Drake s’est pris un stop en tentant de déposer le titre de son album…
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Pourquoi Drake s’est pris un stop en tentant de déposer le titre de son album…

Vendredi dernier, l’annonce du titre du nouvel album de Drake « Certified Lover Boy » faisait les choux gras des médias internationaux. Mais pendant que les fans guettaient les caméos des stars du sport et s’émerveillaient du campus de Nike dans sa nouvelle vidéo pour « Laugh Now Cry Later », une histoire fascinante sur le titre se déroulait en coulisses – une histoire qui implique une entreprise de « lingerie fine », et un groupe de rock canadien.

En février dernier, un avocat du nom de Robert Kleinman a déposé une demande de marque pour la phrase « Certified Lover Boy ». La demande mentionnait trois utilisations possibles de cette expression : enregistrements musicaux, vêtements, télévision, films et événements en direct.

Quel est donc le lien avec Drake ?
Kleinman n’a pas voulu faire de commentaires lorsqu’il fut contacté par le média Complex, mais pour info, il a été l’avocat de dizaines d’enregistrements de marques liées à Drake, y compris le nom « Drake » lui-même, qu’il a aidé le rappeur à verrouiller en 2009.

Il a également apporté son aide à Frozen Moments, la société que Drake a récemment utilisée pour licencier sa musique à Republic Records, ainsi qu’à « Air Drake ».

Le propriétaire technique d’un grand nombre de ces marques est une société appelée « Common Sense Counsel IP Holdings » – Common Sense Counsel est le cabinet d’avocats de Kleinman – qui est la même société que celle qui a déposé pour « Certified Lover Boy ».

Normalement, ce genre de choses se fait en douceur.

Drake, après tout, a déposé des dizaines de marques pour toutes sortes d’entreprises. Mais avec « Certified Lover Boy », les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

La demande a été rejetée en avril dernier et, bien que l’Office américain des brevets et des marques ne se prononce pas sur des cas particuliers, son raisonnement est clair dans les documents. La demande a été refusée en raison d’un « risque de confusion ».

Cela signifie qu’il y a d’autres personnes qui possèdent des marques déposées que l’USPTO estime pouvoir confondre avec celles de Drake.

Ils citent notamment deux entités dont les marques pourraient poser problème. Dans un cas, l’entreprise de vêtements du Michigan Lover’s Lane (qui propose les meilleurs vêtements sexy à Detroit, selon les lecteurs du Metro Times), a enregistré la marque pour le mot « Loverboy » pour des vêtements comme les strings, les sous-vêtements, les « vêtements en cuir » et la lingerie. Pour le bureau des marques, cela était trop proche, pour le confort, du désir de Drake d’apposer la mention « Certified Lover Boy » sur les vêtements (y compris les sous-vêtements, les leggings et les pantalons de yoga).

« Les deux parties fournissent divers vêtements en partie identiques et en partie étroitement liés », a écrit Tamara Frazier, conseil en marques de l’USPTO.

La deuxième raison de la décision de l’Office des marques est encore plus intéressante. La tentative de Drake d’utiliser « Certified Lover Boy » à des fins de divertissement pourrait entraîner une confusion avec… Loverboy, un groupe de rock Canadien.

En effet, le groupe qui connu une grande popularité au Canada en 1981 avec le single « Working for the Weekend » a déposer le nom Loverboy auprès de l’Office des marques depuis 1984 et, à en juger par son site web, il continuera à faire du rock au moins jusqu’à l’automne 2021, sinon plus longtemps.

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Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, Drake et Kleinman ont quelques options.

Ils disposent d’une période de six mois à compter du refus – c’est-à-dire jusqu’en octobre – pour réessayer avec une demande révisée.

Ou bien ils peuvent passer un accord avec Lover’s Lane et/ou Loverboy et conclure ce que l’on appelle un « consentement » – en gros, un accord par lequel une partie accepte l’enregistrement d’une marque par une autre partie, même si les marques sont similaires.

Bien entendu, ça n’empêchera Drake de sortir son album, ou même de faire du merchandising avec le titre dessus.

L’enregistrement de la marque ne fait que fournir des protections juridiques supplémentaires contre les contrefacteurs ou dans d’autres types de litiges.

S’il y a une leçon a retenir: toujours déposer le nom de sa marque/produit et faire en sorte qu’il couvre un large spectre d’activité afin de pouvoir gagner sur tous les plans.

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